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Hormones féminines : comprendre leur rôle et leur impact sur le corps

Les hormones féminines jouent un rôle bien plus large que la simple reproduction. Elles influencent notre humeur, notre sommeil, notre énergie, notre digestion, notre peau, notre santé osseuse, cardiovasculaire et même notre fonctionnement cérébral.

Apprendre à les comprendre permet souvent de mieux interpréter les signaux que nous envoie notre corps.

Les hormones féminines jouent un rôle bien plus large que la simple reproduction. Elles influencent notre humeur, notre sommeil, notre énergie, notre digestion, notre peau, notre santé osseuse, cardiovasculaire et même notre fonctionnement cérébral.

Apprendre à les comprendre permet souvent de mieux interpréter les signaux que nous envoie notre corps.

Les principales hormones féminines

Les deux hormones principales sont les œstrogènes et la progestérone.

La femme produit également de la testostérone, en quantité beaucoup plus faible que l'homme. Elle est principalement fabriquée par les ovaires et les glandes surrénales.

Cette hormone participe notamment :

  • à la libido ;
  • à la motivation ;
  • au maintien de la masse musculaire ;
  • à la densité osseuse.

Chez les femmes présentant un syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), une production excessive d'androgènes (dont la testostérone) peut entraîner une pilosité importante, de l'acné, une perte de cheveux ou encore des troubles de l'ovulation.

Les œstrogènes

Les œstrogènes regroupent en réalité trois hormones différentes :

  • L'estradiol (E2) : principal œstrogène chez la femme en période d'activité génitale.
  • L'estrone (E1) : davantage présente après la ménopause.
  • L'estriol (E3) : principalement produit pendant la grossesse.

Les œstrogènes sont notamment responsables de :

  • la maturation des organes reproducteurs ;
  • l'apparition des caractères sexuels féminins ;
  • le développement des formes féminines ;
  • la qualité de la peau et son hydratation ;
  • l'hydratation des muqueuses ;
  • la densité osseuse ;
  • la protection cardiovasculaire avant la ménopause ;
  • la régulation de la température corporelle ;
  • une partie de la vitalité, de la motivation et du bien-être.

La progestérone

Souvent surnommée l'hormone de l'apaisement, la progestérone agit notamment sur :

  • le calme émotionnel ;
  • la qualité du sommeil ;
  • la détente du système nerveux ;
  • la préparation de l'utérus à une éventuelle grossesse.

Elle contribue également à limiter la rétention d'eau. Beaucoup de femmes ressentent alors une diminution des gonflements des seins, du ventre, des mains ou encore des chevilles lorsque son équilibre est satisfaisant.

Comment fonctionne le cycle menstruel ?

Le cycle menstruel est orchestré par le cerveau grâce à deux hormones produites par l'hypophyse :

  • La FSH (Hormone Folliculo-Stimulante) stimule la croissance des follicules ovariens et la production d'œstrogènes.
  • La LH (Hormone Lutéinisante) déclenche l'ovulation puis permet la formation du corps jaune, qui produit la progestérone.

Un cycle dure en moyenne 28 jours, mais une durée comprise entre 21 et 35 jours est considérée comme normale si elle reste régulière.

Le cycle se déroule en plusieurs étapes :

Première partie du cycle : la phase folliculaire

Les œstrogènes augmentent progressivement afin de permettre la maturation du follicule.

Cette période est souvent associée à :

  • davantage d'énergie ;
  • une meilleure concentration ;
  • une récupération facilitée ;
  • une humeur plus stable.

L'ovulation

Vers le milieu du cycle survient un pic de LH qui déclenche l'ovulation.

Deuxième partie du cycle : la phase lutéale

Après l'ovulation, le corps jaune produit principalement de la progestérone.

Si la fécondation n'a pas lieu, les taux de progestérone et d'œstrogènes chutent, provoquant les règles et le début d'un nouveau cycle.

L'hyperœstrogénie : un déséquilibre fréquent

De nombreuses femmes souffrant de :

  • syndrome prémenstruel (SPM),
  • endométriose,
  • adénomyose,
  • fibromes,
  • mastoses,
  • règles abondantes,
  • certaines difficultés liées à la périménopause,

présentent ce que l'on appelle une dominance œstrogénique, plus qu'un véritable excès absolu d'œstrogènes.

Il existe deux situations :

L'hyperœstrogénie relative

C'est la plus fréquente.

Les taux d'œstrogènes peuvent être parfaitement normaux mais ils deviennent dominants par rapport à la progestérone, notamment après 35 ans lorsque l'ovulation devient moins régulière.

Autrement dit, le problème vient souvent d'un déséquilibre entre les deux hormones et non d'un manque absolu de progestérone.

L'hyperœstrogénie absolue

Elle correspond à une production ou une réabsorption excessive des œstrogènes.

Parmi les mécanismes impliqués figure notamment une activité importante de la β-glucuronidase, enzyme produite par certaines bactéries intestinales. Celle-ci peut favoriser la réabsorption d'œstrogènes qui auraient normalement dû être éliminés par les selles.

C'est pourquoi l'équilibre du microbiote intestinal joue un rôle important dans le métabolisme hormonal.

Les symptômes d'une dominance œstrogénique

Ils peuvent être nombreux :

  • syndrome prémenstruel marqué ;
  • règles abondantes ;
  • cycles irréguliers ;
  • douleurs de règles ;
  • douleurs pelviennes ;
  • mastodynies (douleurs des seins) ;
  • kystes ovariens ;
  • fibromes ;
  • baisse de la fertilité ;
  • migraines hormonales ;
  • rétention d'eau ;
  • prise de poids, notamment au niveau des hanches et des cuisses.

Les facteurs qui favorisent ce déséquilibre

Plusieurs éléments peuvent accentuer une dominance œstrogénique.

Le surpoids

Le tissu adipeux est capable de fabriquer des œstrogènes grâce à une enzyme appelée aromatase.

Plus la masse grasse augmente, plus cette production peut être importante.

Le stress chronique

Le stress entraîne une augmentation prolongée du cortisol.

Or, le cortisol et la progestérone partagent un précurseur commun (la prégnénolone). En situation de stress chronique, l'organisme privilégie la fabrication du cortisol, ce qui peut diminuer la production de progestérone et favoriser une dominance œstrogénique.

Les hormones ne concernent pas uniquement la gynécologie

Les hormones féminines influencent de nombreux systèmes :

  • le système digestif ;
  • le système nerveux ;
  • le sommeil ;
  • les émotions ;
  • la peau ;
  • les articulations ;
  • le métabolisme ;
  • le système cardiovasculaire.

C'est pourquoi un déséquilibre hormonal peut parfois s'exprimer par des symptômes très éloignés de la sphère gynécologique.

La ménopause : une continuité du fonctionnement hormonal

On entend souvent que les troubles apparaissent uniquement à la ménopause.

En réalité, beaucoup de femmes présentaient déjà un déséquilibre hormonal auparavant, parfois discret ou banalisé.

La périménopause agit souvent comme un révélateur d'un terrain déjà fragile.

Toutes les femmes ne vivent donc pas la ménopause de la même manière : certaines traversent cette période avec très peu de symptômes tandis que d'autres présentent des bouffées de chaleur, des troubles du sommeil, une fatigue importante ou des variations de l'humeur.

Écoutez les signaux de votre corps

Un cycle menstruel ne devrait pas être synonyme de souffrance.

Des douleurs importantes, des migraines systématiques, des règles extrêmement abondantes ou des symptômes prémenstruels très marqués ne sont pas une fatalité.

Ils constituent des indices que votre corps mérite d'être entendu.

Spoiler : avoir très mal pendant ses règles n'est pas normal, même si c'est devenu courant.

Comprendre son fonctionnement hormonal permet souvent de mieux prendre soin de sa santé et d'agir sur certains leviers : alimentation, sommeil, stress, activité physique, microbiote intestinal et hygiène de vie.

La santé hormonale ne se résume pas à la gynécologie : elle participe à l'équilibre global de tout l'organisme.